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Vis ma vie de tortue.

Le 25 janvier 2015, 19:00 dans Humeurs 3

           J'ai comme l'impression de faire mon coming-out alimentaire. Parce que oui, voilà, je vous le dis, je vous l'annonce... Je suis végétarienne ! Depuis peu, certes, mais j'en suis plutôt fière parce que c'était mal engagé quand même.
Il y a environ trois mois, je suis tombée sur On n'est pas couché avec Franz-Olivier Giesbert qui présentait son dernier livre L'animal est une personne, Pour nos frères et soeurs les bêtes. Ce témoignage a été pour moi une révélation. Je n'ai jamais mangé beaucoup de viande (enfin, c'est ce que je pensais) & j'ai toujours été très concernée par la cause animale (dernière B.A en date parce que j'ai un peu envie de me faire mousser : sauvetage d'un pigeon. Trois heures de route. Une vie sauvée hé hé !) mais les divers témoignages de végétariens que je pouvais lire sur internet ne me touchaient pas. Le débat avec m'sieur Giesbert m'a quant à lui, vraiment fascinée, certains de ses témoignages étaient particulièrement difficiles à supporter pour moi mais le débat allait bien plus loin que ça. Ce n'était pas qu'une histoire de protéines mais plutôt au nom de qui ou de quoi, une espèce avait-elle le droit d'en sélectionner quelqu'unes parmi d'autres pour les faire rôtir à la broche ou frire dans une poêle ?

          Je n'essaierai pas de vous convaincre, je ne suis pas une militante. Juste envie de parler de ce sujet tout beau, tout frais, tout nouveau pour moi !
Un samedi soir je décide donc de ne plus manger de viande dès le lendemain, soit. Mais je mange quoi, alors ? & c'est sans préparation aucune que j'ai tourné une nouvelle page de ma vie pour rejoindre le clan des asperges pâlotes & ennuyeuses (si j'avais été dessinatrice, c'est comme ça que j'aurais illustré un végétarien. Exactement comme les elfes de la Forêt de Lorien finalement !) Subitement, mon hachis parmentier devenait une simple purée -délicieuse, mais purée quand même. Mon poulet rôti-petits pois du dimanche devenait...une assiette de petits pois. Mon sandwich de pain suédois au saumon & tzatziki devenait...une tartine de fromage blanc au concombre sur une tranche de pain polaire. Bref, grosse ambiance dans mon estomac !
Comme je l'ai souligné un peu plus haut, ça va maintenant faire trois mois que la chaire animale ne chatouille plus mes papilles gustatives. Néanmoins, même si ma taille s'est affinée (& c'est déjà pas mal !), je me rends bien compte que je suis constamment fatiguée, plutôt mollassonne, sans énergie. Manger des feuilles d'accord, encore faut-il le faire bien (& ainsi éviter toute carences !) Parce qu'être végétarien ce n'est pas seulement se passer de viande ou de poisson, c'est aussi & surtout un réel mode de vie, une vraie façon de voir le monde sous un angle différent (petite pensée pour ô Capitaine, mon Capitaine.) Depuis hier soir -j'suis un peu longue à la détente- je farfouille un peu sur le net pour me renseigner davantage. J'ai trouvé quelques sites, je ne sais pas encore s'ils sont tous très fiables & sérieux, mais dès que j'aurai fait mon petit travail d'investigation, je les posterai sur le blog. Je reviendrai du coup d'ici quelques temps sur l'évolution de mon quotidien (& peut-être aussi de ma santé qui sait) au sein du clan des Asperges Palôtes. L'un de mes gros challenge sera de trouver un nouveau PAGdB (Plat Anti-Gueule de Bois), qui jusqu'ici était un menu du célèbre restaurant au M jaune & à l'étrange mascotte aux pieds gigantesques ! Parce que oui, parfois je fais quelques excès; personne n'est parfait, même pas moi. Il n'est d'ailleurs écrit nulle part que les végétariens ne doivent pas consommer d'alcool -& si toutefois c'est écrit quelque part, merci de ne jamais m'en parler !



En attendant, si vous êtes végétarien(ne), si vous avez des ami(e)s végétarien(ne)s, ou si tout simplement vous êtes curieux & avez en votre possession des informations concernant la survie dans la communauté des mangeurs de feuilles, n'hésitez pas à m'en faire part ! Remarques, conseils, je prends tout !


La brunette devenue tortue.

Cette mission que je n'aurais jamais dû accepter !

Le 21 janvier 2015, 17:23 dans Humeurs 4

          Novice sur le blogosphère je ne suis pas. Ah ça, certainement pas même ! Mais assidue, ça, je ne suis pas non plus...je l'admets non sans un léger pincement au coeur. Comme assumer une faiblesse, comme exhiber un défaut. Pas facile d'être une créature en apparence parfaite & ensuite d'afficher une faille ! Non, vraiment, ce n'est pas facile.

Mais croyez-le ou non, je me suis récemment découverte un nouveau vice. L'avouer est à double tranchant; soit je perds imméditement d'éventuel(lle)s lecteurs/lectrices, soit vous saurez saluer mon courage (cachée derrière un pseudo' & un écran, je ne vois pas où est le problème !) & deviendrez de virtuels petits curieux avides du tas de curiosités que je suis en une seule et même personne. Quoi que cet amas de curiosités c'est un petit peu de vous aussi... Bref, nous y reviendrons, promis -juré, craché.

J'ai assisté à la curée.

          Il y a quelques jours de cela, j'apprends que j'ai pour délicate mission de remettre en main propres un bouquin à une amie de la part d'une autre amie. Je dois faire l'entremetteuse. Adepte des divers blockbusters à la Mission Impossible en passant par Taken, je prends mon rôle très à coeur; je range ledit livre dans mon sac afin qu'il soit en sécurité jusqu'à ce que je croise l'amie B, celle qui recevra ce chef d'oeuvre de la littérature. Mais voilà, j'ai enfreint le règlement. Jason Statham, dans Le Transporteur a trois règles : ne poser aucune question, ne pas ouvrir le colis, et surtout ne jamais enfreindre une de ces deux premières règles. Jason ne serait pas fier de moi, j'ai lâchement ouvert le colis, je m'y suis plongée en cachette, loin du regard de mon homme, en pleine nuit.

Seuls mes chats ont été témoins de cet abominable manquement au règlement. Et pour tout vous dire, je regrette vraiment de l'avoir lu.
Madame l'ex-Première Dame de France, Madame (Mademoiselle ?) Valérie, je n'ai pas tout à fait compris l'interêt de votre démarche quand vous nous avez annoncé la sortie de votre pamphlet. Je ne le comprends toujours pas très bien aujourd'hui.

Je ne me permettrai aucune critique littéraire, en ce sens où qui suis-je pour critiquer une journaliste connue & reconnue sur sa plume ? Elle ne m'a simplement pas touchée. Mes yeux ont pleuré, mais n'oublions pas que je lisais en pleine nuit, fatiguée, & en cachette. Je ne parlerai que du fond. Je ne sais pas si tout ce qui y est relaté est vrai; je ne sais pas si elle a été poursuivie pour diffamation -je ne me suis pas renseignée, je l'admets- car elle cite divers personnages publiques (politiques comme journalistes); toujours est-il que j'ai été très mal à l'aise tout au long de ma lecture.
Je suis une femme, je connais la trahision, l'humiliation que peux infliger un homme à un coeur fragile et fou d'amour. Je sais la haine que l'on ressent une fois le chagrin passé. Malgré tout, j'estime qu'elle n'avait pas à sortir ce livre. Pas maintenant. Ce Président de la République, que j'aie ou non voté pour lui, avait de moins en moins de légitimité pour une bonne partie des français. Elle l'a achevé.
J'ai survolé les quelques lignes qui parlent de baisers volés, de mains qui se touchent, pour ne surtout pas imprimer ces images dans ma mémoire. En lisant Merci pour ce moment de Valérie Trierweiler, j'ai eu le sentiment de traîner devant un manoir hanté, à la recherche du mystérieux propriétaire des lieux. Comme une gamine qui cherche à se faire peur. Jusqu'à ce que brusquement, un rideau bouge; je me glisse derrière la fenêtre et à travers ce rideau légèrement entrouvert je regarde ce que je n'aurais jamais dû voir.

Lui est décrit comme un homme versatile. Tantôt passionné, tantôt tyrannique à la façon d'un pervers narcissique. Toujours discret dans sa façon d'être froid, parfois lâche, & manipulateur, bien que d'après l'auteur, ce n'est qu'un secret de polichinelle. Elle, se dépeint comme la victime d'un horrible coup du sort; d'abord femme mariée qui trompe son époux avec un autre homme marié en devenant de ce fait la maîtresse de ce dernier (oui, on dirait Dallas je sais...) puis d'un coup, elle devient Ségolène. La femme trompée, humiliée. Toutefois je ne souhaite juger personne. Ni le bourreau, ni la victime. Qui est d'ailleurs vraiment bourreau, qui est vraiment victime... ? J'exprime simplement mon ressenti quant à la lecture de cette diatribe. Je regrette amèrement d'avoir si facilement cedé à ma curiosité malsaine. Lire ce livre à sacrément ébranlé le peu d'estime & d'espoir que j'avais encore pour la politique en générale. Faits réels ou crées pages après pages, ce livre me laisse un goût amer entre vengeance maladroite & hypocrisie politique. J'ai envie d'oublier ce que j'ai lu. Le soir où j'ai terminé ma lecture, un homme du gouvernement actuel était le sujet d'un reportage au JT... j'ai esquissé un rictus avant de zapper. Avant d'ouvrir une seule page de cet hommage à un amour déchu & humilié j'aurais écouté, d'accord ou pas d'accord avec cet homme, mais j'aurais écouté. Là, je n'en ai pas eu le courage. Comme si je tombais de haut, comme si j'avais toujours mis les hommes politiques sur un piedéstal alors que je leur crachai volontiers dessus à la moindre occasion. Comme si brusquement, j'étais moins naïve.
Le fond de ce livre n'est pas politique, évidemment. Une femme désavouée coule son venin sur le papier. Mais je l'ai lu entre les lignes, parce que l'intimité de ces deux personnes, je ne voulais pas la connaître. J'ai tenté de me concentrer sur ces petits détails qu'elle donne sans concession à propos des coulisses de cet autre monde. Et je n'ai pas aimé me prendre ça en pleine poire.

 

Une brunette un peu sur le cul, comme dirait l'autre.